La ville portuaire d’Accra, capitale du Ghana, élément central du dispositif scénographique, est questionnée, bousculée, en dialogue de corps. Pénétrer chaque territoire comme partie d’un espace-monde en gestation. Chorégraphier la somme de géographies plurielles, un au-delà des frontières pour s’immerger en profondeur dans la contemporanéité d’un pays et en appréhender les flux, les changements, les exigences.
Pièce pour quatre danseurs et un musicien, intégrant une danseuse de la compagnie Noyam, Sarah Naa Ayeley Okine, Archipelago propose une partition plurielle de portraits-monde qui nous agitent. Cette pièce s’attache à « l’être en trajet », dans son altérité (son rapport aux autres, au corps étranger), dans sa liberté aussi. Un regard sur la part de désordres et de turbulences où s’agite le « nouveau nouveau monde », un engagement sur ce qui nous entoure, ce qui nous regarde, ce qui n’a pas sa place.
Elle en appréhende les mouvements d’ancrage et de migrations, d’accélérations et de mutations dans une écriture chorégraphique mouvante et poétique, entre intensité, intimité et douceur charnelle, en dialogue avec un travail vidéographique réalisé au Ghana par Romain Kronenberg et une composition musicale déployée en direct sur le plateau.