Le battement par minute, couramment abrégé bpm, est une unité de mesure utilisée pour exprimer le tempo de la musique. Certaines musiques détiennent le secret pour nous attirer irrésistiblement vers le mouvement. Cette performance alimente le geste dansé par une montée du bpm par décimale. On commence à 100 bpm, puis 110, 120, 130, etc. Au-delà de la montée du rythme et de sa cadence, le propos met l’attention sur la particularité propre à chaque vitesse, pour indiquer au geste dansé des dispositions et des chemins particuliers. Qu’est-ce qui fait la différence entre un morceau qui fait hocher la tête et un son qui enflamme tout le corps ?
BPM : Decimal Dance recherche l’état le plus juste pour attraper la pulsation aussi finement et subtilement que possible. Les partitions musique et danse s’accompagnent et anticipent les variations et les syncopes pour défier toute prédiction. Dans un monde où les cadres technologiques, logistiques et managériaux montent à l’assaut de nos corps, pouvons-nous mobiliser les gestes qui nous dévient de l’ordre social ? De la prise de tête à la prise de corps, la pièce questionne le répertoire et les techniques associés au popping.
BPM : Decimal Dance préfère les spirales imprévisibles au flux sous contrôle.
La presse en parle
Un pas de deux hypnotique, millimétré, écrit et improvisé simultanément. Une gageure ! Contraints par un espace de deux mètres sur deux, engagés à attraper la pulsation musicale le plus finement possible, chacun dans sa bulle mais à l’écoute de l’autre sans se toucher ni se regarder. Le résultat ? Une synchronie totale des corps, des souffles, des vibrations qui crée un espace commun dans lequel « danser ensemble » prend tout son sens.
— Marie Godfrin-Guidicelli, Ouvert aux publics