Something Is Wrong forme un diptyque avec Bien sûr, les choses tournent mal. Nous retrouvons la même équipe : quatre danseurs et quatre musiciens, venus des quatre coins du globe. Ils reviennent d’une fable qui les avait catapultés en 2393 pour assister à l’effondrement partiel de la civilisation occidentale au beau milieu du XXIe siècle.
De retour de cette téléportation, ils se posent quelques petites questions : saurons-nous ne plus nous soumettre aux impératifs de la production et de la croissance ? Serait-il possible de défaire collectivement les ressorts de notre passivité ? Pourrons-nous défaire le cadre et grignoter les racines d’un système où tout est électrifié, pétrolisé, hygiénisé, contrôlé, informatisé ?
Du cercle polaire au Sahara, la planète subit vagues de chaleur, incendies, sécheresses et inondations. Comme un train lancé à pleine vitesse, le réchauffement climatique semble s’emballer plus vite que les modèles les plus pessimistes n’osaient l’interpréter. Cela pourrait aussi marquer le départ d’une profonde mutation énergétique, économique, sociétale. Les oiseaux entendent les tornades à l’avance et nous renseignent sur les tempêtes qui se préparent au-dessus de nous…
Frank Micheletti
La presse en parle
La scénographie et les costumes sont élégants, la musique live est efficace et subtile, intégrée à l’espace chorégraphique. « On est plus chauds, plus chauds, plus chauds que le climat » : le discours est explicite, habité par le corps, le mouvement, l’espace.
— Zibeline
Sous les lumières lactescentes d’impassibles néons, leurs corps multiplient courses et déséquilibres pour mimer les tornades, les ouragans et autres tsunamis, et tentent tout de même de tracer des lignes de fuite dans cet effroyable chaos.
— Le Progrès