Le corps porte la différence et des entrées multiples qui partent sur les échelles de temps et d’espaces où se jouent nos images, nos représentations. Ce duo recoupe, reprise des matériaux qui réfléchissent les relations de dualités en interférences ou en continuité : jeux de distinctions, de résistances, d’attractions ou de répulsions, de densités, de poids et de mesures, de sexe.
Brèves trajectoires sur nos matérialités. Nos corps sont des développements qui nous conduisent dans des registres assez éloignés (corps fantasmés, corps instrumentalisés, corps sensibles). Il y a l’ombre et la proie. Nous sommes incarnés dans un monde matériel où chaque individu est sujet et objet, vulnérable et résistant, selon les circonstances. Coupures parle de ces circonstances.
Comme on parle de tranches de vie. Celle d’un couple dont la relation tourne tantôt au duo, tantôt au duel. Coupures. Comme les entailles qui permettent à l’intérieur de se voir à l’extérieur : l’attraction, la répulsion, le désir de posséder, d’être possédé(e). Coupures. Comme les interruptions de courant qui modifient les champs électriques et affolent les pôles magnétiques. Coupures. Comme une danse qui plonge sans détour dans la plus belle énigme que l’homme ait à résoudre : l’Autre.
— Laurence Perez