Un plateau comme une aire de je(u). Celle d’une tribu partisane de l’échange. Celle de danseurs, acrobates et musiciens, en quête d’un chemin qui relierait leurs continents. Franchissant les frontières, le djembé s’invite ainsi dans les mélopées du violon, les rythmes mozambicains se frottent à l’électro japonaise, la danse contemporaine défie la danse africaine. De ces frictions inattendues naissent des étincelles, de celles qui ouvrent les voies. Passé le temps de la confrontation, les cultures comme les corps s’apprivoisent, s’accordent sans s’oublier. Jusqu’à créer une grammaire commune, où les différences se conjuguent avec la force de l’évidence.
— Laurence Perez
Cette expérience est une confrontation d’artistes européens et japonais avec des artistes mozambicains. Des rapports de corps, de musicalités, d’écritures, d’images se déclinent autour de différents médiums, langages et techniques. Cette démarche examine certains parallèles et différences entre les perspectives africaines et européennes, en vue d’ouvrir des chemins de connaissances, pratiques et inventions réciproques.
Cette exploration-expédition des ailleurs lointains et intérieurs, structurée autour de frictions (noir/blanc, désir/argent, oscillations/tensions, libre/captif, pouvoir/bonne conscience, passion/mépris), dégage une matière impulsive et vibrante à laquelle se lie la première identité : celle du corps, une identité de chair.
La mémoire aime chasser dans le noir. Maputo fait face à l’océan Indien.
— Frank Micheletti
66 représentations. Tournée : Mozambique, France, Monaco, Belgique, Congo, Cameroun.