« No Mundo » signifie littéralement « En ce monde » en portugais. Ce n’est donc pas une négation, mais bien une adhésion aux côtés des présences vivantes et engagées qu’indique ce titre.
No Mundo est un hybride, à la croisée de différents gestes combinés. Il déploie une expérience à vivre plutôt qu’un spectacle à regarder, par une dissolution méthodique des contours usuels de la représentation. Changer les formes, les formats, les attentions. Faire et regarder autrement. Défaire l’unicité de la salle et des places attribuées, proposer plusieurs lieux à l’intérieur du théâtre pour « déboîter » un peu l’expérience.
Un alliage de formes sensibles à la richesse du vivant, en soi et en dehors de soi : atlas sonore, formes dansées, bivouac sur terrain désorienté qui affole la cartométrie, secousses de la perception. Le parcours se décompose en cinq parties et peut se jouer dans un théâtre comme en extérieur :
- Amorces (duo) : un parlement des choses, une chambre d’échos, un sismographe qui nous relie à la plasticité du monde.
- Animisme spontané (duo) : un cercle de stèles photographiques où l’on ressent les résonances d’un écosystème.
- Jungles (5 soli) : une présence collective qui écorne nos a priori sur les autres formes du vivant.
- Modulations of Rhythms (duo) : un dialogue en temps réel entre une batterie et un danseur.
- Quilombo do futuro (toute l’équipe) : un dancefloor qui libère bras et jambes, porté par les platines de Yaguara.
Le monde a beau être plein, il est toujours inachevé et chaque chose existante se révèle en voie de métamorphose…
Intentions, détail des cinq parties, biographies de l’équipe : tout est dans le dossier artistique.
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