D’un port à un autre, des travailleurs, des machines et des technologies assurent la danse mécanique des marchandises. Art du transport et de la circulation, la logistique s’est immiscée partout : humains, marchandises, particules de pollution, bactéries transitent dans le grand circuit qu’elle organise. Post Panamax plonge dans cet engrenage où se réalisent d’étranges chorégraphies.
Entreposer, stocker, préparer, recevoir, distribuer. Le trio de danseurs et danseuses navigue entre danse contemporaine et danses urbaines, et s’ingénie à prêter aux codes du popping d’autres trajectoires : micropulsions, variations, séquençage très précis des différentes parties du corps sur des rythmes infiniment variés et contrôlés. La danse sonde cette exaspération des logiques marchandes, dans des ambiances nettes, parfois vertigineuses, où les socles de nos existences semblent se décrocher et se dévisser.
La pièce ouvre des brèches, fenêtres de respiration où se glissent des spirales imprévisibles en lieu et place de flux sous contrôle.
En amont ou en aval des représentations, nous pouvons proposer une rencontre croisée entre le chorégraphe et le sociologue Mathieu Quet ou le géographe Michel Lussault, complices scientifiques de la pièce, sous forme de table ronde ou d’ateliers.
Note d’intention, pistes de rencontres, biographies de l’équipe : tout est dans le dossier artistique.
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